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| Atterrissage |
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| Écrit par Grosperrin Bernard | |||||
| Mardi, 18 Octobre 2011 16:51 | |||||
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(Si le décollage est facultatif, l'atterrissage est obligatoire......)
Il est impossible de faire correctement quelque chose si l'on ne s'en est pas formé une idée précise auparavant. Souvent, l'image mentale correspondant à ce que l'on a compris va décider de ce que l'on fait, et si l'on a mal compris, où si l'on a pas eu l'occasion de recevoir une explication correcte, il va nous être trés difficile de réussir à exécuter une action correctement, même en s'y appliquant de notre mieux.L'atterrisage est un bon exemple d'une action quasi-impossible à exécuter correctement sans avoir une idée précise de ce qu'il doit être.
L'idée que l'on se forme généralement, est qu'aprés une pente de descente supposée nous amener en seuil de piste (on reviendra sur le comment faire de cette pente de descente), on doit effectuer un arrondi juste avant que les roues ne touchent. C'est oublier qu'un atterrissage est un DECROCHAGE (au ras du sol, bien sûr!)(Note1), c'est à dire que l'on se pose parce que l'avion NE VOLE PLUS, pas parcequ'il TOUCHE LE SOL EN VOLANT.....Différence non négligeable..... La pente de descente est supposée s'effectuer à 1.3 fois la vitesse de décrochage. Evidemment difficile à évaluer lorsqu'on n'est pas dans la machine, avec des instruments pour aider, mais encore beaucoup plus difficile à évaluer si l'on n'a pas soigneusement pris soin de se mettre dans l'oeil, par essais successifs, cette fameuse vitesse de décrochage. Donc admettant que ma descente soit trés exactement à 1.3 fois ma vitesse de décrochage, à la fin de mon arrondi, selon les modéles, je vais être à 1.28, 1.25 fois la vitesse de décrochage, soit encore de 25% à 28% trop vite! Ce que l'on oublie le plus souvent, c'est que l'arrondi n'est que la phase intermédiaire d'un atterrissage, conduisant au palier de décélération, pas la dernière phase avant le touché des roues:
Le but de l'arrondi n'est PAS de poser, mais de faire un raccordement entre deux droites, la pente de descente, et le palier, proche du sol, qui va consister à essayer de continuer le plus longtemps possible de voler alors même que la vitesse diminue, ce qui se fait bien sûr par une action à la profondeur augmentant l'incidence, donc la portance, mais aussi la trainée, jusqu'au point où la trainée est supérieure à la portance, et où donc l'avion cesse de voler (décroche). Mais comme cela se fait au ras du sol, vous venez juste de réaliser un "kiss landing" parfait! Pente de DescenteRevenons maintenant à cette fameuse pente de descente, qui va conditionner la suite. Ce qui peut sembler anti-naturel, est que cette pente ne se régle pas à la profondeur, mais au moteur. La profondeur régle la vitesse, et le moteur la pente, pas le contraire....(Cela peut sembler trés bizarre avec nos modèles sur-motorisés, mais bizarre ne veut pas dire faux.). La bonne méthode est de faire une branche vent arrière où l'on va ajuster la vitesse en réduisant sérieusement les gaz (Note 2), et compenser à la profondeur (où au trim) de manière à rester en palier, et en ajustant les gaz (la puissance) pour être en palier à basse vitesse (environ 30% à 50% plus vite que votre vitesse de décrochage). Les 2 virages à 90°(Note3) vous amenant en finale devraient se faire sans aucune perte d'altitude et à vitesse constante, et vont normalement nécessiter une bonne coordination avec la dérive. En finale, face à la piste, SEULE une diminution de la puissance va déterminer la descente, et les variations de puissance vous permettre d'allonger où raccourcir cette descente. Pour un planeur c'est EXACTEMENT la même chose, simplement ce sont les aéros freins qui sont utilisés, la position mi-sorti correspondant à la position des gaz en début de finale. La position de la profondeur devrait être FIXE, ce pourquoi l'utilisation d'un trim, où peut-être d'une phase de vol sur une radio programmable, peut-être une bonne idée. Sur les terrains, il arrive beaucoup trop souvent de voir la pente de descente s'amorcer par une diminution compléte de la puissance, et de n'entendre aucune remise de gaz jusqu'au touché des roues. Le vrai problème résultant de cette façon de faire, en plané, est que l'ajustage du plan de descente se fait alors à la profondeur, avec le risque d'arriver prés du sol trop lentement (on essaye d'allonger une trajectoire courte en tirant), où trop vite (on pousse pour ne pas effacer l'entrée de piste), puisque l'on modifie en fait la vitesse au lieu de modifier la pente. Bien, nous avons correctement réglé notre pente de descente, et arrivons à la bonne vitesse "right over the numbers" (droit sur le numeros. Les pistes grandeur ont le cap qui correspond à l'orientatiion peint sur le seuil de piste, comme 27 pour 270, indiquant une orientation plein Ouest). C'est le moment d'arrondir. ArrondiSi jusqu'alors le manche de profondeur était "figé", c'est le moment de s'en servir! C'est du pur pilotage, pas beaucoup de théorie ici. il faut une action souple, ferme, continue, mais pas trop, pour "casser" la descente et mettre l'avion en palier, pas trop haut, pas trop bas, à environ 25 centimètres du sol, selon l'avion, son échelle, sa masse, etc.....Selon la machine, on peut aussi maintenant réduire complétement les gaz.
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